Assurances pour Brassserie et Microbrasserie

En France, depuis dix ans, les ouvertures de brasseries sont en constante progression. Entre 2000 et 2016, le nombre d'établissement dédiés à la fabrication de la bière  est passé de 145 à plus de 800, parmi lesquelles on compte 700 micro-brasseries. La demande de bière restent forte, aussi bien sur les bières légères (Pills, Guiness,...)  que les bières de dégustation (Leffe, Kriek, Gueuze,..)

Ces entreprises ont la nécessité de s’assurer pour se prémunir des sinistres et risques liés à l'activité brassicole. Il existe des contrats d’assurances spécifiquement conçus pour les brasseries et micro-brasseries.

 

Les risques liés à l’activité de brasseur et microbrasseur.

Un brasseur n'a pas d’obligation légale en matière d'assurance. Cependant, il a un devoir de sécurité vis-à-vis de ses employés et de ses clients et surtout de réparer un dommage qui leur a été causé. Selon l’ampleur de l’accident, la réparation peut engendrer des dépenses importantes chiffrées à plusieurs centaines ou milliers d’euros, une somme que ne peut pas supporter une micro-brasserie par exemple.

Il est ainsi indispensable pour toute brasserie d’assurer sa responsabilité civile professionnelle.

 

L’assurance responsabilité civile professionnelle.

Souscrire à une assurance responsabilité civile professionnel permet à la brasserie d’être couvert dans un certain nombre de cas :

  • L’intoxication alimentaire: c’est un risque à ne pas négliger puisqu’elle peut trouver son origine dans le produit ou la présence d’un corps étranger. L'assurance permet de se prémunir des risques liées à la fermentation brassicole de la boisson, des matières premières tels que l'orge, levures, le malt, le houblon mais aussi des déchets (drêche)
  • Les accidents du travail: ceux-ci peuvent dans certains cas engager la responsabilité de l’employeur si l’on reconnait leur source dans l’exposition des employés à des maladies professionnelles. Les accidents inhérents à des locaux inadaptés (sol glissant, escalier étroit, etc) sont également des facteurs pouvant entrainer un dommage corporel.
  • Les vols ou détériorations de matériels appartenant à un client (fûts, bouteilles et systeme d'embouteillage, matériel de brassage) 

Si un lien de causalité entre la faute et le dommage est établi, la responsabilité civile peut être engagée.

 

Dans le cadre de leur activité, les brasseurs peuvent être soumis à bien d’autres sinistres qu’il faut prévenir grâces à des garanties supplémentaires.

 

Les assurances complémentaires.

Afin de couvrir tous les autres risques liés à l’activité d’une brasserie, celle-ci peut souscrire à plusieurs types d’assurances :

  • Assurance des biens immobiliers et mobiliers : une brasserie nécessite un local et du matériel. Ces biens doivent être assurés afin de prévenir d’un éventuel sinistre. Les garanties peuvent ainsi couvrir l’incendie, le vol, le vandalisme, le bris de glace, les catastrophes naturelles, etc.
  • Assurance perte d’exploitation : comme tout commerçant, un brasseur peut souscrire une telle assurance afin de faire face à une éventuelle baisse de son niveau d’activité et de son chiffre d’affaire.
  • Protection juridique professionnelle : celle-ci permet de prévenir des frais qu’une action en justice de la part d’un client, un fournisseur ou un employé peut engendrer.
  • Assurance chômage.
  • Assurance véhicule professionnel.
  • Garantie marchandises transportées.
  • Etc

 

L’assurance multirisque professionnelle.

Face au nombre de risques encourus par une brasserie, et le nombre tout aussi important d’assurances à souscrire, il est souvent plus simple de choisir une assurance multirisque professionnelle. Celle-ci couvre les principaux dommages établis ci-dessus. Des garanties supplémentaires peuvent ensuite être ajoutées selon la taille et les activités spécifiques de la brasserie.