Courtier en assurance entreprise

Qui s’adresse à lui ?

Lorsqu'il s'agit de souscrire une assurance, plusieurs possibilités s'offrent aux entreprises : recourir directement à un assureur professionnel, opter pour une assurance professionnelle en ligne, ou bien s'adresser à un courtier en assurance entreprise.

En France, environ 21 560 courtiers d'assurances sont recensés, des chiffres en perpétuelle augmentation depuis 2007. On récence également 250 000 salariés employés dans des cabinets de courtage, soit près de 15% des personnes du secteur de l'assurance. Grande entreprise, PMI, TPE, PME, start-up, nombreuses sont les entreprises ayant recours à leurs services afin de bénéficier d'un gain de temps et d'argent non négligeable tant au moment de choisir une assurance que du suivi de celle-ci.

 

Quel est son statut ?

Commerçant inscrit au registre du commerce et des sociétés, il appartient à la classe juridique des Intermédiaires en Assurances (IAS) relevant de la profession des intermédiaires financiers. Celle-ci est posée sous une forme unifiée par le Code monétaire et financier, réglementée par le ministère de l’Économie des finances et de l’industrie, et par Livre V du Code des Assurances (art. L 511-1 et suivants). Depuis le 1er janvier 2013, l'ensemble des Intermédiaires Financiers est soumis à une obligation d'immatriculation au Registre unique des Intermédiaires.

Le courtier assurance en entreprise peut être commerçant indépendant ou salarié d’une société. Il représente ses clients, pour le compte desquels ils cherchent, auprès des assurances françaises ou étrangères, les garanties de solvabilité satisfaisantes adaptées à leurs besoins et négocie les conditions de tarif en faisant jouer la concurrence. Pour conseiller ses clients, il se doit d’être spécialiste en assurances de biens, responsabilités et risques divers (IARD) et en assurances de personnes et patrimoniales.

Il peut aussi bien revêtir les fonctions de courtier en assurance santé que de courtier en mutuelle, courtier assurance responsabilité civile professionnelle (RC), courtier en prêt, construction, réassurance, etc.

Le courtage est une activité divisée entre :

  • Les courtiers généralistes, ou groupe de courtage, dont le chiffre et les volumes d’affaires sont élevés.
  • Les courtiers grossistes, dits spécialistes, assurent l’intermédiation entre les compagnies d’assurance et d’autres courtiers.

 

Quelle rémunération ?

Le courtier en assurance est rémunéré par l'assureur directement, selon des conditions définies entre eux, l'entreprise n'a rien à payer au courtier. Quand les négociations aboutissent à la signature d'un contrat d'assurance, le client ne devra donc verser aucune somme au courtier. La compagnie d'assurance lui versera une commission qui sera répercutée sur le montant de la prime d'assurance. Avec cette somme, il doit à la fois garantir les honoraires de son activité et le remboursement de ses frais généraux.

Son revenu dépend ainsi de son activité et varie en fonction des affaires abordées. 

 

Quel est son rôle vis-à-vis des clients ?

Le courtier assurance entreprise est l’intermédiaire entre une entreprise et une compagnie d'assurance. Mandaté par l’assuré, son rôle est donc de négocier et de lui suggérer les meilleurs contrats possibles et les plus adaptés à son profil, en termes de protection, de garantis ou encore de tarifs. Il est continuellement « à l'écoute » des besoins et attentes de ses clients : il adapte sa démarche et ses méthodes d'action à la variété de ses clients. Ensuite, c’est lui qui se charge de la rédaction administrative du contrat.

Le courtier conseille également l'entreprise dans le choix des garanties, la compréhension et la souscription aux contrats d'assurance. Contrairement à un agent général d’assurance, représentant d’une compagnie et soumis à la pression de ses objectifs commerciaux, le courtier représente ses clients de façon objective : il agit donc avec bien plus d'indépendance. Pour garantir cette impartialité et afin de limiter la fraude aux assurés, le courtier est obligé de s'inscrire auprès de l’ORIAS (Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurance), garant de son rôle d'intermédiaire en assurances.

La mission du courtier ne se limite pas à la conclusion du meilleur contrat. Durant la vie du contrat, il est aussi chargé de gérer le portefeuille de son client et de défendre ses intérêts, particulièrement lors de la gestion des sinistres. Dans ces cas précis, le courtier prend en charge les démarches auprès de la compagnie d'assurance. Passer par un courtier en assurance permet ici encore au client de gagner un temps précieux et d'augmenter ses chances d'obtenir une indemnisation.

Le courtier peut également diversifier ses compétences en effectuant des prestations qui n’entrent pas directement dans la souscription d’un contrat d’assurance. C’est par exemple le cas de :

  • L’audit et le conseil de risques et de prévention hors présentation d’assurance 
  • L’audit et le conseil de risques et de prévention pendant la vie du contrat
  • La gestion de sinistres non assurés
  • L’analyse des risques
  • La gestion des recours
  • Etc.

 

Souscription : quel contrat d’assurance ?

Bien que la souscription se fait auprès du courtier, le contrat est bien établi entre l'assureur et l'entreprise.

Le courtier informe donc l'entreprise des différentes conditions du contrat, des documents à fournir et des modalités du tarif d’assurance professionnelle et de la résiliation assurance professionnelle.

Le courtier assurance ne vend pas directement de contrats d’assurances à ses clients. Il les aide à en souscrire. En cela, son rôle de conseiller est essentiel. Il a une connaissance approfondie du marché de l’assurance, et se tient informé de ses évolutions. Ses compétences sont nombreuses et il peut être amené à négocier un nombre élevé de différents contrats. Les plus courants sont :

  • l’assurance responsabilité civile
  • l’assurance multirisque professionnelle
  • l’assurance complémentaire santé
  • l’assurance civile professionnelle
  • l’assurance cybercriminalité
  • l’assurance décennale
  • etc.